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Romain DESCHARMES
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Orchestre National de Lyon/ L. Slatkin

Bien trop rares dans les salles de concert, ses opus sont craints pour leur redoutable difficulté d’exécution – ce dont font les frais beaucoup de pianistes qui osent s’y confronter. Crânement, le jeune pianiste français Romain Descharmes (né en 1980), premier grand prix du concours de Dublin (2006), empoigne la partition avec un incroyable talent, sans accident (ou presque). On reste admiratif devant une science du piano peu commune, qui associe une musicalité sans faille à une étourdissante dextérité. On savoure, grâce à son toucher, toute la palette de teintes du grand orchestrateur que fut Alkan, ici formidablement accrue par la délicatesse du jeune virtuose.

Emmanuel Andrieu, ConcertoNet.com

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Débuts avec l'Orchestre de Paris

(...) C'est tout simplement à un grand, un magnifique concert que l'on a assisté, toutes catégories confondues. (...) Le pianiste Romain Descharmes est une merveille de classe et de pureté classique.

Christian Merlin, Le Figaro

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Début avec l'Orchestre de Paris

(...) le Concerto n° 2 de Saint-Saëns – autre musicien admiré par l’auteur du Boléro - sous les doigts d’un des meilleurs jeunes pianistes français d’aujourd’hui : Romain Descharmes (photo). Le triomphe que lui a été réservé est à la mesure de la classe et de la musicalité avec lesquelles il a interprété l’Opus 22. Pas commode de faire entendre une voix originale dans une partition qui ne supporte pas qu’on surcharge la ligne, qu’on « romantise » le propos. Ici, le soliste assume l’essence classique de la musique, mais sans une once de sécheresse ou de roideur. Servie par une baguette d’une rare attention, Descharmes manifeste toujours une grande souplesse de phrasé. Tout coule de source avec une naturel confondant et, surtout, un raffinement des coloris qui regarde vers le futur ; vers le Concerto en sol de Ravel. Le public ne s’y trompe pas et réserve une longue et chaleureuse ovation au pianiste, qui remercie son auditoire d’une pudique et rêveuse 1ère Barcarolle de Fauré et d’une étincelante étude de Burgmüller.
 

Alain Cochard, Concertclassique.com

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(...) Romain Descharmes a enregistré un prodigieux programme Ravel chez Audite (Gaspard de la nuit, Valses nobles et sentimentales, La Valse). (...) Ses débuts au Carnegie Hall de New York ont été couronnés de succès et il est déjà une star au Japon. Il serait temps que les Français lui rendent les honneurs qu'il mérite.

Olivier Bellamy, Classica

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Festival de la Roque d'Anthéron

Romain Descharmes proposa une interprétation tout à la fois majestueuse et fine de l’ultime sonate de Brahms suivie d’élégantes Valses nobles et sentimentales, de Ravel, contrastant avec une ballade lancinante de Frederic Rzewski, Winnsboro Cotton Mill Blues, évocation du labeur harassant des ouvriers des filatures de Caroline du Nord exécutée avec brio et panache.

Philippe Gut, L'Humanité

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Recital de piano au Carnegie Hall

(...) Ses interprétations étaient caractérisées autant par la subtilité que par la force. Le Ravel de M. Descharmes était fluide et éloquent. Peut-être plus surprenant venant d'un Francais, son Brahms, dans la Sonate en fa mineur, était bien charpenté et déclamatoire tout en demeurant souple, et a révélé beaucoup de tendresse dans les passages mélodiques (...)

James R. Oestreich, New York Times

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Une ovation retentissante salue les débuts vibrants du pianiste en Amérique du Nord

Le pianiste français Romain Descharmes a appliqué sa prodigieuse énergie et passion à ses débuts nord-américains, se faisant acclamer unanimement par le public du Midland Symphony Orchestra.
Ce vainqueur du concours international de Dublin, 26 ans, attaqua le concerto No. 1 de piano de Tchaïkovski avec une passion qui fit place à une grâce féline au concert du MSO, samedi soir, au Midland. Center for the Arts.
Descharmes et le directeur artistique du MSO, Carlton Woods, exécutèrent le morceau avec une rapidité flamboyante. Les mains du pianiste étaient placées dans le champ de vision d’une caméra vidéo afin que l’audience puisse voir sa technique de près, et celles-ci devinrent floues au moment le plus précipité de la conclusion du troisième mouvement du concerto.
Le jeune homme français fut aussi efficace dans les passages plus calmes du deuxième mouvement, mais c’était sa vaillance dans les sections de solo particulièrement dans le premier et troisième mouvement, et la force de concentration de Descharmes qui laissèrent l’audience suspendue à chaque note.
Le MSO apporta un soutien généralement excellent à Descharmes. La troupe embrassa le romantisme luxuriant de Tchaïkovski et donna à l’œuvre une vie vibrante d’émotion.

Roger Bryant, Midland daily news

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Romain Descharmes acclamé mercredi soir dans le cloître

Bien qu’il fréquente déjà la scène internationale, Romain Descharmes, 28ans, reste encore inconnu du public français. En lui confiant la création mondiale d’une pièce de Philippe Fénelon, « Le calme des puissances », le 29ème festival international Piano aux Jacobins a visé juste. Ce jeune pianiste français est parfaitement à son aise dans cette œuvre dense et intense, traversée de climats changeants et de moments de virtuosité qui exigent des doigts d’acier. Il sait rendre justice au dramatisme de ces pages très contrastées, écrites par un compositeur passionné d’opéra. 

Mercredi soir au cloître des Jacobins, Romain Descharmes a ouvert son récital peu banal par le Poème satanique et la Cinquième sonate pour piano du compositeur russe Alexandre Scriabine. Au-delà de la performance pianistique (phénoménale), il dévoile le côté visionnaire de ces partitions, leur profonde poésie. 
La seconde partie de la soirée offre au pianiste l’occasion de rappeler ses affinités avec l’univers de Johannes Brahms. Aux Klavierstücke opus 118, qu’il a enregistré chez Claudio Records (et que l’on peut se procurer sur Internet), il prête un piano aux couleurs subtiles et une virtuosité toujours maîtrisée. La maturité de Romain Descharmes dans ce Brahms crépusculaire est plus que riche de promesses pour l’avenir. Une révélation.

Anne-Marie Chouchan, La Dépêche du midi

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Création et découverte

Le 10 septembre marquait le jour de la création de l’œuvre commandée par le festival au compositeur français Philippe Fénelon. Le titre un peu énigmatique de cette pièce consistante d’une vingtaine de minutes, « Le calme des puissances », recouvre un contenu musical d’un relief et d’un dramatisme impressionnants. Ponctuée d’explosions rutilantes, elle est jalonnée de plages d’extase et de vibrants silences d’une grande intensité. La recherche des contrastes semble obéir à une nécessité intérieure, à une urgence expressive. Le final qui coule lentement vers un silence émouvant justifie le titre de l’œuvre. Comme un éloge de la sérénité après une suite de déchaînements fulgurants. De la grande et belle musique !

Le jeune pianiste Romain Descharmes s’empare de cette partition qu’il fait immédiatement sienne avec une énergie parfaitement maîtrisée et une implication stupéfiante, comme si sa vie en dépendait. Sa réactivité sans faille et sans inertie fait merveille. Voici un artiste qui entre d’ores et déjà dans la cour des grands.
Le programme de son récital démontre d’ailleurs l’intelligence de son approche de la musique. En ouverture du concert, il plonge son auditoire comme hypnotisé dans le monde magique de Scriabine. Le « Poème satanique », suivi de la sonate n° 5, donne le ton. Accords comme suspendus dans le vide, successions d’harmonies instables et douloureuses. Romain Descharmes nous livre ce monde avec l’assurance d’un vétéran.
Dans les Klavierstücke op. 118 de Brahms, qu’il vient d’ailleurs d’enregistrer, sa sonorité se fait velours. Les éclats surgissent comme la crête écumante d’une houle profonde. Les accords apaisés, sublimes commentaires d’un au-delà de sérénité, trouvent le chemin du cœur, nouent la gorge d’émotion.
Enfin, avec la version pour piano de « La Valse », de Ravel, l’interprète exalte l’effervescence virtuose d’une orchestration présente en filigrane.
Pour calmer le jeu, il offre en bis la douceur de la 1ère Barcarolle de Fauré et la fantaisie digitale d’une pièce légère et mousseuse de Burgmüller. A coup sûr un talent à suivre.

Serge Chauzy

 

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Romain Descharmes ou la jeune maturité

Invité pour la première fois par le festival Piano aux Jacobins, le jeune Romain Descharmes endosse également la responsabilité de créer l’œuvre originale, objet de la commande que ce festival s’honore de passer chaque année. Pour cette 29ème édition, Catherine d’Argoubet et Paul Arnaud Péjouan ont chargé le grand compositeur Philippe Fénelon d’écrire une partition originale. Curieux de musique nouvelle Romain Descharmes à relevé le défi de l’interprète. Né en 1980, ce déjà grand artiste, sorti du CNSM de Paris bardé de diplôme, a remporté en 2006 le Premier Grand Prix du Concours International de Dublin, parmi d’autres victoires obtenues dans quelques autres concours internationaux. Il a déjà effectué des débuts plus que prometteurs dans de nombreuses capitales, comme Londres, Tokyo, Paris, New York… A la veille de son récital toulousain, Romain Descharmes a spontanément accepté de répondre à nos questions.




Classic Toulouse : Comment s’est déterminée votre « vocation » de musicien et plus précisément de pianiste ?

Romain Descharmes : Très simplement. J’avais sept ans, il y avait un piano à la maison. Mes parents m’ont proposé d’essayer, ça a marché. J’ai tout de suite accroché. L’idée d’en faire mon métier n’est venue que très progressivement ; Ensuite, lorsque j’ai intégré le Conservatoire de Paris, j’ai bénéficié de l’enseignement de Jacques Rouvier, entre 17 et 23 ans : un âge important. J’ai également travaillé avec Bruno Rigutto. Deux personnalités complètement différentes. J’ai d’ailleurs beaucoup appris de ces différences. D’autre part, j’ai été frappé par de grandes personnalités du piano comme Wilhelm Kempff, avec son extraordinaire force intérieure. Sviatoslav Richter, également a été important pour moi, de même que Radu Lupu, que j’adore avec sa finesse, sa clarté, la beauté incroyable de son piano.


C.T : Que vous ont apporté les nombreux concours que vous avez passés ?

R. D. : Enfin, pas si nombreux tout de même ! Je n’aime pas que l’on pense que les pianistes passent leur temps à présenter concours sur concours, comme cela… Concevoir les concours comme une série de compétitions que l’on franchit ne présente pas beaucoup d’intérêt. En revanche si on choisit les concours en fonction d’un profil, d’un répertoire déterminé et qu’on les prépare bien, cela peut devenir intéressant. Dans ce sens cela m’a apporté beaucoup. Le Concours de Dublin a été très important pour moi. D’abord, il a été mon premier grand prix et m’a ouvert des opportunités. C’est bien de se confronter à d’autres pianistes et de monter quatre programmes différents en deux semaines. Ce qui se passe après le concours est alors fondamental.


C.T : Parmi vos activités de récital, de concert avec orchestre, de musique de chambre, laquelle souhaiteriez-vous privilégier ?

R. D. : Je ne peux pas dire que je préfère l’une de ces activités. Ce sont trois métiers différents, tous passionnants. Ce qui est certain, c’est que je ne pourrais pas me passer de musique de chambre. Je ne pourrais pas faire récital sur récital pendant toute ma vie. Ainsi, alors que j’avais fait beaucoup de musique chambre avant le concours de Dublin, après mon prix, j’ai enchaîné surtout des séries de récital. Maintenant je reviens avec plaisir à la musique de chambre.


C.T : Votre répertoire très large va de Bach à Boulez et au-delà. Où vont vos goûts ?

R. D. : Bien sûr j’ai des préférences, mais je crois qu’il ne faut pas se spécialiser trop tôt. On ne peut pas décider à vingt ans : « Je jouerai du Beethoven, ou du Ravel toute ma vie… » Il faut essayer. Il y a encore tellement de compositeurs que je n’ai pas abordés. Le répertoire du piano est immense…


C.T : Comment abordez-vous un œuvre nouvelle ? Quelles est chez vous la part de l’analyse consciente et celle de l’instinct ?

R. D. : J’ai fait beaucoup de déchiffrage dès mon enfance. C’est une bonne manière d’aborder les œuvres. En fait, je me jette dedans sans a priori, comme on lance un pavé dans l’eau et je vois ce qui se dessine après, comment le relief apparaît. C’est un peu ce qui s’est passé avec la pièce de Philippe Fénelon que je vais créer demain.


C.T : Parlez-nous de cette création de « Le calme des puissances ». Comment avez-vous accueilli cette proposition du festival Piano aux Jacobins ?

R. D. : J’en ai été ravi. Je ne connaissais Philippe Fénelon que de nom. Nous avons fait connaissance à Paris avant qu’il ne commence la composition de sa pièce. Nous avons discuté, y compris de mes goûts. Je ne pense pas qu’il ait composé l’œuvre en fonction de moi, mais peut-être en a-t-il tenu compte. En tout cas il ne m’a pas contacté pendant son travail de composition. Il m’a appelé lorsque la première édition était imprimée. Nous nous sommes alors retrouvés chez lui. Sans même jouer, j’ai regardé la partition. Ensuite il m’a envoyé l’édition presque définitive.


C.T : Vous ne lui avez pas demandé de correction.

R. D. : Non pas du tout ! Il y avait quelques petites erreurs de frappe ou d’impression qui ont été corrigées. Ensuite j’ai travaillé l’œuvre pendant tout l’été. Nous nous somme revus à Paris la semaine dernière. Je lui ai joué la pièce une fois. Il m’a donné quelques conseils. C’est formidable de pouvoir discuter avec le compositeur de l’interprétation de son œuvre ! J’aurais bien aimé pouvoir discuter avec Brahms de l’interprétation de ses Klavierstücke…


C.T : Quels sont vos projets immédiats ?

R. D. : Le mois prochain, je pars pour trois semaines au Japon. Puis je dois enregistrer un disque Ravel, avec notamment « La Valse ». Ensuite j’irai en Inde où un ami organise un festival de musique de chambre. En juin prochain je serai en Chine avec Piano aux Jacobins.


C.T: Tous nos vœux vous accompagnent !


Entretien avec Romain Descharmes - Piano aux Jacobins
Propos recueillis le 10 septembre 2008 par Serge Chauzy

 

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Ne tirez pas sur le pianiste !
 

Vainqueur du grand prix européen de piano Perlemuter, Romain Descharmes a donné un récital d'exception, au théâtre de Caen.
Klavierstücke, op. 118, si difficile à interpréter, révèle des nuances admirables. La sonate D784 de Schubert est exquise de finesse et de puissance. Chopin a une âme, une unité, un lyrisme. Scriabine et son poème satanique op. 36, caracolent et s'enflamment. L'interprétation de la Rhapsodie hongroise n° 2 de Liszt laisse pantois.

C'est époustouflant, sans esbroufe, ciselé, bondissant, rugissant. Bientôt en concert au Carnegie Hall à New York, Romain Descharmes mérite un triomphe.

C'est somptueux, émouvant, superbe, personnel, toucher soyeux dompté par un interprète rempli d'humanité. La technique est sublimée, prouesse des grands ! Une seule entité se met au service de la musique. La communion est intense. Rien à ajouter à ce pur moment de bonheur, état de grâce.

Grande maturité d'un jeune pianiste français, Romain Descharmes; Il a joué, jeudi, un admirable 2e mouvement du concerto de Mozart, dit "le jeune homme". Émotion visible à l'orchestre et dans la salle. Puis, Mozart devient espiègle, vivant, (on pense au film Amadeus). Chopin s'exprime dans un romantisme profond où la palette sonore est riche. Un pianiste qui risque, qui ose, une personnalité se dégage. La virtuosité est complètement dominée...

Alain Gergaud, Ouest France